ACTUALITES - Quand la télévision surpasse le cinéma

ACTUALITES - Quand la télévision surpasse le cinéma
Depuis ces dix dernières années, la télévision a su conquérir un large public, que ce soit les spectateurs ou les critiques. En effet, le huitième Art n'a rien à envier au cinéma. Aujourd'hui, la télé est considérée, en tant que créatrice, comme meilleure que le septième Art grâce à l'originalité, à l'excellence et à l'ampleur de ses programmes. Cependant, ce phénomène n'est que visible, pour le moment, aux Etats-Unis, où Hollywood commence à prendre les chaînes américaines comme une menace à sa puissance. Le résultat est sans appel : la Mecque du cinéma est en crise. Producteur, et hommes du milieu se tournent vers le huitième Art. Mais comment la situation en est-elle arrivée là ? Et en quoi la télévision est-elle plus profitable à ces hommes que la cinématographie ? Quelles solutions trouver à ce problème ?

Ces programmes télévisés sont bien évidemment des séries, véritable manne financière des chaînes américaines. Les séries TV existent depuis le début de la télévision, ou plutôt depuis que l'objet est entré dans les m½urs. Dès les années 70, NBC, première chaîne américaine à voir le jour, lance de nouveaux programmes, et asseoit sa popularité sur ses séries devenues aujourd'hui cultes. Dans les années 90, c'est le câble qui se développe, principalement la chaîne HBO, considérée de nos jours comme un orfèvre. Car à la différence des chaînes généralistes (ABC, CBS, NBC, FOX, CW), les chaînes du câble ont beaucoup moins de contraintes, et de pression de la part du MCAA, équivalent américain de notre CSA (conseil supérieur de l'audiovisuel). Ainsi le langage fleuri est accepté dans Six Feet Under (amusez-vous à compter le nombre de Fuck dans chaque épisode), diffusé sur HBO, mais interdit dans 24 heures chrono (mots grossiers remplacés par "Flûte !"), diffusé sur la Fox, sous peine de voir son horaire de diffusion décaler à beaucoup plus tard dans la soirée, avec une interdiction sur les moins de 16 ans.
La fin des années 90 a vu naître de nombreuses séries très prometteuses, comme Sex and the City, mais également la favorite des critiques Les Soprano. Ces séries étaient diffusées sur HBO et drainaient un large public. L'originalité et l'excellence de ces programmes sont les prémisses de ce qui devaient arriver quelques années plus tard. De plus, les scénaristes qui n'avaient pas connu le succès dans les salles obscures, se retournaient vers le huitième Art. C'est le cas notamment de Joss Whedon, qui crée en 1997, la série télévisée Buffy contre les vampires, diffusée avec un énorme succès sur la défunte WB, après l'échec du film – dont les producteurs avaient massacré le travail. C'est la première série qui connaît un véritable phénomène tout autour d'elle. Même si X-Files, quelques années auparavant, avait su compter sur bon nombre de fidèles, jamais un programme n'avait eu autant de produits dérivés : figurines, tee-shirt, literie, livres (novelisés), bijoux, cartes...
Cependant, à cette même période, c'est le bouleversement à Hollywood. La nouvelle génération prend la relève, et malheureusement, elle n'est pas à la hauteur des précédentes. Les suites pleuvent, le public commence à se lasser, les idées originales commencent à devenir rare. C'est le début de la crise. Pendant ce temps, les séries américaines s'exportent très bien. Et les audiences commencent à être vertigineuses – le cas Friends. C'est alors la guerre des chaînes qui fait rage...

Avec l'arrivée du nouveau millénaire, les choses s'accélèrent. Les chaînes gratuites commencent à chercher la créativité et la qualité, mais ce sont d'abord les chaînes du câble qui font preuve d'audace. Les nouvelles Sci-Fi, FX, USA Network, Showtime, se lancent sur le marché des séries télévisées. Le résultat est là : Nip/Tuck, Weeds, The Shield, Damages, The L Word ou encore Dexter ou Californication. Les sujets font polémiques, les images choquent, et le public aime. Les scénarios sont excellents, les dialogues pointus. Et les acteurs sont épatants. De son côté, HBO confirme, avec en 2001, Six Feet Under, du scénariste tout juste oscarisé Alan Ball. La critique est unanime : une véritable réussite. Là où le cinéma pêche, la télévision excelle. Et les acteurs du grand écran en manque de reconnaissance viennent se poser sur l'écran de votre salon : Jennifer Love Hewitt, James Caan, Holly Hunter, Glenn Close... tandis que d'autres s'en vont vers les salles obscures : Jennifer Aniston, Sarah Michelle Gellar, Georges Clooney, Josh Duhamel, Jessica Alba. La télévision devient dénicheuse de talent.
Par la suite, les chaînes gratuites cherchent à reprendre le dessus sur celles du câble. Et celle qui réussissent le mieux sont ABC et CBS, désormais leaders, bien devant NBC (en pleine chute libre) et Fox. Avec Desperate Housewives, Alias, Lost, Grey's Anatomy, ABC prend du galon, mais CBS domine toujours, avec ses séries policières Les Experts, NCIS, Cold Case... La Fox, cependant, commence à tenir un catalogue bien conséquent, avec les désormais célèbres Simpson, mais également Prison Break (en perte de vitesse cependant et qui s'est terminé cette année), ou encore 24 heures chrono.
De son côté, Hollywood est en pleine crise. Les films à dépasser les 100 millions de dollars de recettes sont de moins en moins nombreux, et la notion de bankable est remise en question. Le succès d'un film ne repose plus sur les têtes d'affiche ; Bruce Willis, Tom Cruise, Tom Hanks, Julia Roberts, et même Steven Spielberg connaissent de nombreux revers. Les chiffres du box-office sont en pleine chute, et les recettes à l'étranger le sont également. En France, le cinéma hexagonal reprend le leadership aux américains.
Pour stopper le phénomène, Hollywood repêche dans ses vieux cartons. Les remakes deviennent monnaie-courante, et les suites ou adaptations se font nombreuses. Tout est bon pour retrouver le public. Le cinéma s'empare des succès littéraires (Da Vinci Code, Le Diable s'habille en Prada...), mais également fait appel aux figures emblématiques du petit écran. Ainsi J.J. Abrams quitte la télévision pour réaliser le troisième volet de Mission Impossible, tandis que Jerry Bruckeimer, lui, se met à produire des séries télévisées, sentant le bon filon. Car Hollywood est vraiment désespéré. Le public délaisse les salles obscures, et les critiques ne tarissent plus d'éloges sur le huitième Art, en accentuant sa supériorité sur le cinéma. Car le gros défaut du cinéma américain est de tout miser sur l'image (effets spéciaux, grandes vues d'ensemble...), et de minimiser le scénario. A la télévision, c'est l'effet inverse. On reste classique dans la réalisation, mais on innove, et on devient poète en écrivant les scripts. De plus, ces dernières années, ont permis à la télévision d'avoir plus d'ambition. Ainsi les réalisateurs font des plans complexes ; un des plus beaux exemples est Desperate Housewives, sur ABC.
Et ces séries télévisées à peine terminées, les producteurs s'en emparent pour les adapter au cinéma. C'est le cas, prochainement, de Sex and the City, où l'on pourra retrouver les aventures sexuelles de Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte sur grand écran. Les Simpson – le film, sorti en juillet 2007, n'est pas une exception, même si la série est toujours en cours de diffusion sur la Fox. Le film a rapporté 130 millions de dollars en deux semaines à la major Twentieth Century Fox, plus que Les 4 fantastiques et le surfeur d'argent ou Die Hard 4 sur une même période.
Le cinéma américain s'est enorgueilli de sa supériorité et de son succès, ce qui lui a valu ce retournement de situation, se reposant sur ses acquis. Mais aujourd'hui, Hollywood reprend des forces. En effet, la télévision connaît une mauvaise période, ces derniers mois. Les séries, si excellentes, se terminent ou s'essoufflent. Les audiences sont en baisse, et les critiques moins enthousiastes. La chaîne HBO, veuve, après les morts successives de Sex and the City, Six Feet Under et Les Soprano, a beaucoup de mal à retrouver son niveau d'autrefois. Mais le huitième Art n'a pas dit son dernier mot, car il a toujours su se renouveler, avec beaucoup plus d'aisance que le cinéma.
Beaucoup pensaient qu'il s'agissait d'une crise. Mais pourtant, ce n'était pas le cas. Car Buena Vista International (Disney), Warner Bros, Twentieth Century Fox, Paramount, Universal, Sony (Columbia Tristar), sont les heureuses propriétaires des chaînes américaines, et les productrices de ces séries. Quand le cinéma ne rapporte plus, la télévision, elle, oui.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 08:04

HOMMAGE A MANOEL DE OLIVEIRA lors du 61ème Festival de Cannes

HOMMAGE A MANOEL DE OLIVEIRA lors du 61ème Festival de Cannes
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Dimanche 18 mai, le 61ème Festival de Cannes a souhaité rendre hommage à un réalisateur portuguais qui a aujourd'hui cent ans, et qui, est en pleine forme, Manoel de Oliveira. Avec beaucoup d'humour, il a reçu la Palme d'Or d'honneur des mains de son ami, mais également ennemi selon ses dires, Michel Piccoli. Gilles Jacob, président du Festival, a dit quelques mots, avant de laisser la parole au réalisateur. Sous l'attention des spectateurs (dont moi), des célébrités (Clint Eastwood), et du jury (Sean Penn et toute sa clique), il a remercié le festival pour cette palme qu'il obtient enfin !
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Cette cérémonie fut suivi du premier film d'Oliveira, à l'époque du muet, sur le fleuve Douro et ses ouvriers. Un petit bijou d'une dizaine de minutes, dont les visages souriants, la musique et la lumière ne cessent de nous émerveiller encore aujourd'hui. Douro Faina Fluvial est incontournable, et est une des preuves de la nécessité d'offrir une Palme d'Or à cet homme si sympathique.
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 12:38

Modifié le jeudi 22 mai 2008 13:32

UN CONTE DE NOËL de Arnaud Desplechin

UN CONTE DE NOËL de Arnaud Desplechin
Un conte de Noël
Film français
Comédie dramatique
Sorti le 21.05.08
Réalisé par Arnaud Desplechin
Avec
Catherine Deneuve............................Junon
Mathieu Amalric...................................Henri
Jean-Paul Roussillon........................Abel
Anne Consigny....................................Elizabeth
Melvil Poupaud....................................Ivan
Emmanuelle Devos............................Faunia
Scénario de A. Desplechin et E. Bourdieu
Musique composée par Grégoire Hetzel
Montage de Laurence Briaud
2 h 30 - Distribué par BAC Films

Résumé du film
Junon est malade, et a besoin d'une greffe de moelle, mais son sang est rare. Chaque membre de la famille fait un test de compatibilité, mais seul Henri, le fils qu'elle n'a jamais aimé, l'est. Toute la famille se retrouve à Noël, malgré les tensions... + extraits

61ème Festival de Cannes
Sélection officielle - En compétition
Actuellement au Cinéma


Un conte mordant et original dans sa réalisation et ses apartés (propre à Desplechin), aux répliques tranchantes, mené par une pléiade d'acteurs au sommet de leur Art. Une grande réussite.

...publication à venir...
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# Posté le dimanche 25 mai 2008 06:03

Modifié le dimanche 25 mai 2008 06:17

L'HOMME DE LA PLAINE de Anthony Mann

L'HOMME DE LA PLAINE de Anthony Mann
The man from Laramie
Film américain
Western
Sorti en 1955
Réalisé par Anthony Mann
Avec
James Stewart.........................Will Lockhart
Arthur Kennedy.........................Vic Hansbro
Donald Crisp............................Alec Waggoman
Alex Nicol...................................Dave Waggoman
Cathy O'Donnell.......................Barbara Waggoman
Aline MacMahon.......................Kate Canady
Scénario de Philip Yordan et Frank Burt d'après une histoire de Thomas T. Flynn
Musique composée par George Duning
Montage de William A. Lyon
1 h 38 - Distribué par Sony Columbia Tristar

Résumé du film
Will Lockhart vient de Laramie à Coronado pour venger son jeune frère, tué par des indiens armés. Dès son arrivée, les problèmes commencent. Le fils du riche propriétaire Waggoman brûle ses charettes et tue ses bêtes, sous prétexte qu'il se trouve sur leurs terres. Will attend le moment opportun pour prendre sa revanche...
Disponible en dvd (avec alapage.com)


Un grand classique du genre, qui prend aujourd'hui toute sa dimension de chef d'oeuvre du western. Avec un scénario solide, James Stewart et Anthony Mann, nous montrent toute l'ampleur de leur talent, et sont devenus avec le temps des mythes...

...publication à venir...
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# Posté le dimanche 25 mai 2008 06:32

Modifié le dimanche 25 mai 2008 07:06

UN INSTANT par Billy Wilder et François Truffaut

UN INSTANT par Billy Wilder et François Truffaut
" Personne ne dit : "il faut absolument que je voie ce film, il paraît qu'il n'a pas dépassé le budget". " Billy Wilder

" Avec mon goût pour les anti-héros et les histoires d'amour douces-amères, je me sens capable de réaliser le premier James Bond déficitaire. Est-ce que cela vous intéresse vraiment ? " François Truffaut

Quantum of Solace le 31 octobre 2008 au cinéma

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# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:30

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 13:45