Film américain
Epouvante
Sorti le 21 janvier 1970
Réalisé par Georges A. Romero
Avec
Duane Jones............Ben
Judith O'Dea.............Barbara
Karl Hardman...........Harry Cooper
Marilyn Eastman......Helen Cooper
Keith Wayne..............Tom
Judith Ridley.............Judy
Scénario de Georges A. Romero et John A. Russo
Musique composée par Scott Vladimir Licina
Montage de Georges A. Romero et John A. Russo
1 h 36 - Distribué par Films sans frontières
Résumé du film
Johnny et Barbara étaient venus déposer des fleurs sur la tombe de leur père. Mais ils sont alors attaqués par des hommes, à l'apparence étrange. La jeune femme prend la fuite, et se refugie dans une maison, rejointe par Ben, lui aussi poursuivi. Ils décident de se barricader, quand quelques personnes sortent de la cave. Ils deviennent alors solidaires, face à ce terrible fléau, aux morts-vivants...
Disponible en dvd
Trente ans auparavant, Romero sort son premier film d'horreur, et exploite, pour la première fois à l'écran, l'idée des morts-vivants, qu'on baptisera plus tard, zombies. Le long métrage est un joli succès, et acclamé par la critique, qui voit à travers son scénario une critique de la société, du gouvernement du moment, et des guerres engendrées par celui-ci.
Le scénario, original pour l'époque (un peu moins de nos jours, evidemment), traite donc des morts-vivants. Ces "zombies" tentent de tuer les hommes, bien vivants ceux-ci, en les mangeant. On parle alors d'une endémie dans tous le pays, des morts qui reviennent à la vie, et qui se nourrissent de chair fraîche humaine. Les caractères des personnages sont survolés, les scénaristes n'y accordant aucune importance. Preuve qu'ils mourront tous, les uns après les autres. La fin est particulièrement surprenante, le seul survivant est tué par l'armée américaine, qui le croyait mort-vivant. Faut-il y comprendre un autre sens caché ?
Romero ne cherche pas vraiment à faire peur (aujourd'hui, on en rit plus ; les soi-disants zombies ressortent plus vivants que morts), il tente de donner à son "récit" un sens critique sociale. Les plus interessés le remarqueront, les autres n'y feront guère attention.
Le scénario ressemble alors à une grande métaphore sur la condition humaine. Et malgré ces images, le film n'attire qu'un petit public, et ce à cause de l'époque, et des nombreuses comparaisons à d'autres long métrages du genre aux effets spéciaux réussis et en couleur. Seuls les cinéphiles, et fans incontestés de Romero apprecieront.
On regrette cependant quelques longueurs, dans le jeu des acteurs (tout de même irréprochable), et dans l'action. On se lasse rapidement...
Culte, mais pas exceptionnel.
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